La fonction publique représente le poumon du gouvernement selon le dirigeant nigérian

Détails avec Timothy Choji, Abuja

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Le président du Nigeria, Muhammadu Buhari, a fait valoir que la fonction publique représente le poumon du gouvernement et doit attirer les “meilleurs et les plus brillants” qui alimenteront les politiques avec des idées nouvelles, tout en assurant que le rapport du livre blanc d’Orosanye sera mis en œuvre, après examen.

Remarque faite par le Président ce vendredi lors d’une audience avec les dirigeants de l’Association des hauts fonctionnaires du Nigeria.

”J’ai ordonné que le rapport du Livre blanc d’Orosanye fasse l’objet d’une révision immédiate pour permettre au gouvernement de prendre la décision la plus appropriée sur sa recommandation générale”, a noté le Président au Comité central de travail de l’Association des hauts fonctionnaires du Nigeria (ASCSN) à la Maison d’État.

“Je suis conscient que l’examen est sur le point d’être achevé. Bien que certains puissent se plaindre du temps qu’il a fallu jusqu’à présent, les résultats des différentes équipes d’examen conduiraient à certains changements fondamentaux dans la structure de notre fonction publique et, en tant que tel, il doit être soumis à un examen et un contrôle rigoureux avant d’être présenté et mis en œuvre.”

Le président a ajouté que le secrétaire du gouvernement de la Fédération soumettra le livre blanc harmonisé une fois qu’il aura été conclu.

Il a assuré que l’administration reste concentrée sur le renforcement du service et sur la garantie qu’il aide le gouvernement à atteindre ses objectifs.

D’après le Président, le gouvernement comprend le rôle de la fonction publique dans la formulation et la mise en œuvre de politiques visant à fournir des avantages socio-économiques et politiques à nos citoyens.

“Cette administration reste concentrée sur le renforcement du service et s’assure qu’il aide le gouvernement à atteindre ses objectifs. La fonction publique ne doit pas être considérée comme un dépotoir pour les demandeurs d’emploi, mais doit attirer les meilleurs et les plus brillants qui apporteront des idées nouvelles et une détermination à résoudre nos problèmes socio-économiques”, a insisté le Président.

Le Président Buhari a apprécié les fonctionnaires pour leur rôle dans la réalisation des objectifs de l’administration.

“On ne saurait trop insister sur le rôle et l’importance de la fonction publique. Une fonction publique forte est la base sur laquelle la bonne gouvernance, l’exécution des politiques et les voies pour la livraison des dividendes démocratiques peuvent être réalisées.

“Je suis également ravi de constater que vous reconnaissez les pas de géant accomplis par cette administration depuis sa création pour repositionner la fonction publique fédérale en vue d’une plus grande productivité et de meilleures performances. Je prends note des diverses réalisations importantes que vous avez énumérées et qui symbolisent notre engagement envers la fonction publique en dépit des nombreux défis que nous avons rencontrés dès le début de ce voyage”, a-t-il détaillé.

Révision salariale

En ce qui concerne la demande de révision des salaires des fonctionnaires par la commission, le Président a reconnu le besoin urgent d’une révision générale des salaires dans la fonction publique fédérale en raison des problèmes mondiaux d’inflation élevée dans un contexte de perturbation économique générale.

“Cependant, je souhaite vous inviter à apprécier les contraintes de revenus auxquelles le gouvernement est actuellement confronté et qui sont causées principalement par les activités de citoyens sans scrupules à travers le vol de notre pétrole brut, laquelle contribue majoritairement de manière négative à notre base de revenus.

“Cette situation est aggravée par le ralentissement économique mondial résultant de la guerre russo-ukrainienne en cours, qui a entraîné des augmentations de prix non seulement dans les coûts des biens et des services au niveau mondial, mais aussi dans le transport de ces biens et services à travers le monde.

“Vous êtes également conscients de l’énorme charge que la pandémie de COVID-19 fait peser sur nos finances.

“En outre, permettez-moi de noter l’investissement important que nous avons dû faire dans la sécurité au cours des sept dernières années, ce qui signifie que d’autres secteurs de l’économie n’ont pas pu recevoir autant de financement que nous l’aurions souhaité. Ce n’est que lorsque notre pays sera sécurisé que nous pourrons aller de l’avant et relever d’autres aspects de nos défis économiques”, a-t-il ajouté.

Le Président Buhari a expliqué que l’investissement dans les actifs de sécurité avait coûté très cher, après plusieurs décennies de négligence.

“Cependant, ma confiance dans les forces armées nigérianes est inébranlable, et j’ai exhorté le chef d’état-major de la défense et ses chefs de service à mener la guerre dans la cachette de ces criminels qui ont rendu la vie difficile à de nombreux Nigérians”.

“Des rapports récents ont montré que le message est maintenant entendu et que les dividendes de nos sept années d’investissements arrivent maintenant à maturité. J’implore nos forces de poursuivre l’effort et la détermination actuels jusqu’à ce que nous débarrassions notre pays de ces mécréants.

”Je souhaite également réaffirmer que nous ne permettrons pas à quelques criminels d’avoir un accès illimité à l’approvisionnement en pétrole brut de la nation. J’ai donc ordonné à nos agences de sécurité de mettre rapidement un terme aux activités de ces vandales dans le Delta du Niger”, a noté le président.

Les activités criminelles en mer, a-t-il poursuivi, où les grands navires cherchent à se cacher dans les pays voisins, seraient contrôlées, soulignant qu’“il ne devrait pas y avoir de cachette pour ces criminels, et notre coopération avec les pays voisins pour arrêter ces crimes est renforcée et resserrée”.

Gratuité

Le président Buhari a dans son adresse souligné au Comité central de travail de l’ASCSN que la demande de rétablissement du paiement de la gratification aux employés du service public était l’une des dispositions phares abordées dans la loi de 2004 sur la réforme des retraites.

“Par conséquent, la mise en œuvre de votre demande de paiement d’une somme globale de gratification aux fonctionnaires retraités serait contraire à l’intention et aux dispositions de la loi.

“Il convient de reconnaître qu’un changement dans la mise en œuvre de la loi nécessiterait un amendement de l’Assemblée nationale. Mais plus important encore, la loi sur la réforme des retraites est un système mieux conçu et plus robuste qui permet la sécurité des fonds des retraités et leur paiement.”

En ce qui concerne l’harmonisation des salaires dans la fonction publique, le Président a indiqué qu’un comité avait été mis en place à cet effet, sous la direction du ministre des Finances, et qu’il était toujours en activité.

Selon le Président Buhari, “un rapport est attendu, lequel sera soumis à la fin de sa mission, et qui sera étudié pour une action appropriée”.

Le président a précisé que le chef de service de la Fédération avait reçu l’ordre d’assurer la liaison avec les autres agences gouvernementales concernées pour voir comment les prévisions budgétaires 2023 peuvent accueillir une augmentation du budget de l’Office chargé des prêts de logement au personnel du gouvernement fédéral.

“Permettez-moi de vous remercier une fois de plus pour cette visite et de vous rassurer que cette administration ne tolérera aucune politique susceptible de déstabiliser le service. Je vous implore donc de toujours reconnaître votre rôle très important en tant que poumon des moteurs du gouvernement, quel que soit le parti politique au pouvoir. C’est la principale raison pour laquelle vous devez rester non partisans dans l’exercice de vos fonctions”, a-t-il révélé.

Le ministre du Travail et de l’Emploi, Dr Chris Ngige, a quant à lui, intimé que les membres de l’ASCSN avaient apporté leur soutien à la mise en œuvre des programmes et des politiques de l’administration, décrivant les dirigeants comme étant pour la plupart des fonctionnaires rompus aux procédures de la fonction publique.

Dans ses remarques, le président de l’ASCSN, Dr Tommy Okon, a martelé que l’administration avait été “favorable aux travailleurs” avec la mise en œuvre de réformes de grande envergure, lesquels comprennent le paiement régulier des salaires et des allocations, l’augmentation du salaire minimum, l’extension de l’âge de la retraite pour certains travailleurs, tels que les enseignants, et le maintien de l’effectif du service public en dépit des contraintes de financement.

M. Okon a demandé l’augmentation des salaires des fonctionnaires, suite à l’augmentation du coût de la vie, le rétablissement du paiement intégral de la gratification au moment de la retraite, l’harmonisation des salaires et des allocations de la fonction publique et l’augmentation du budget du Fonds national pour le logement.

L’augmentation du coût de la vie, selon lui, a rendu difficile pour de nombreux fonctionnaires de continuer à vivre malgré la révision du salaire minimum, conseillant que les avantages de tous les fonctionnaires devraient également être harmonisés pour plus d’équité.

“Il devrait y avoir un salaire égal pour des emplois de valeur égale”, a-t-il ajouté.

Le président de l’ASCSN a félicité le président Buhari pour avoir assuré l’accès et l’inclusion dans la gouvernance, notant que c’était la première fois que l’association rencontrait un président du pays.

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