Nucléaire iranien : Téhéran examine un “texte final” soumis par les Européens

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Quatre jours après la reprise des négociations de Vienne visant à redonner vie à l’accord de 2015 sur le nucléaire iranien, l’Union européenne a mis un texte “final” sur la table, mais Téhéran n’a pas encore donné son aval. Les diplomates de l’ensemble des parties (Iran, Russie, Chine, France, Royaume-Uni et Allemagne) étaient revenus jeudi dernier dans la capitale autrichienne pour une énième tentative de sauver l’accord de Vienne.

L’Iran a affirmé, lundi 8 août, qu’il examinait le “texte final” soumis par l’Union européenne (UE) aux représentants des capitales concernées lors des négociations de Vienne destinées à sauver l’accord moribond de 2015 sur le programme nucléaire iranien.

“Dès que nous avons reçu ces idées, nous avons fait part de notre réponse initiale et nos réflexions” au coordinateur de l’UE Enrique Mora, chargé de superviser le dialogue de Vienne, a indiqué un responsable des Affaires étrangères iraniennes cité par l’agence officielle Irna.

“Mais naturellement les clauses nécessitent un examen global et nous transmettrons nos vues et nos remarques au coordinateur et aux autres parties”, a-t-il ajouté.

Le responsable n’a pas précisé en quoi consistait cette “réponse initiale” ni quelles étaient les “remarques” de son pays au sujet du “texte final”, alors qu’un responsable européen à Vienne a affirmé que “ce texte ne sera pas renégocié”.

“On a travaillé quatre jours et, aujourd’hui, le texte est sur la table des hauts représentants”, a déclaré ce responsable sous couvert d’anonymat. “La négociation est finie, c’est le texte final”, a-t-il dit.

Redonner vie à l’accord de 2015

Après un blocage de plusieurs mois, les diplomates de l’ensemble des parties (Iran, Russie, Chine, France, Royaume-Uni et Allemagne) sont revenus à Vienne la semaine dernière afin de sauver l’accord de 2015.

Le pacte, connu sous le nom de JCPOA, vise à garantir le caractère civil du programme nucléaire de l’Iran accusé de chercher à se doter de l’arme atomique malgré ses démentis. Mais à la suite du retrait unilatéral en 2018 des États-Unis sous l’impulsion de Donald Trump et du rétablissement des sanctions américaines, Téhéran s’est progressivement affranchi de ses obligations.

L’objectif des pourparlers, auxquels l’administration Biden participe de manière indirecte, est de remettre le processus sur les rails.

“Maintenant, la balle est dans le camp des capitales et on va voir ce qui va se passer”, a ajouté le responsable européen, qui a dit “espérer vivement” que le texte soit accepté et qu’un accord intervienne “dans quelques semaines”.

Reste cependant un obstacle de taille : l’Iran réclame à l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) la clôture de la question des sites non déclarés où des traces d’uranium enrichi avaient été retrouvées.

“Cela n’a rien à voir avec le JCPOA. En même temps, l’Iran dit que c’est fondamental. J’espère que l’Iran et l’AIEA auront un accord parce que cela facilitera beaucoup de choses”, a déclaré le responsable.

“L’agence devrait complètement régler la question (…) par la voie technique, et s’éloigner des questions politiques non pertinentes et non constructives”, avait affirmé dimanche le ministre iranien des Affaires étrangères, Hossein Amir Abdollahian.

 

Avec AFP

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