Nigéria: inauguration d’un comité sur la fusion des agences gouvernementales

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La Chambre des représentants du Nigeria a inauguré un comité ADHOC chargé d’enquêter sur la duplication des fonctions des agences du gouvernement fédéral au Nigeria.

Le président de la Chambre des représentants, Hon Femi Gbajabiamila, qui a inauguré le comité, a noté que le comité vise à réduire le coût de la gouvernance et à prévenir la redondance.

Le gouvernement, a-t-il ajouté, a remarqué qu’il y a une duplication des fonctions par les différentes agences, ce qui a conduit à une réduction de la productivité.

“La vision et la mission d’une organisation doivent nécessairement découler du mandat et des fonctions énoncés dans sa loi constitutive ou dans tout autre instrument qui l’établit. L’incertitude s’installe lorsque plusieurs agences exercent les mêmes fonctions, ce qui entraîne des querelles, des suspicions, et finalement une duplication des efforts et un gaspillage des ressources et du temps durement gagnés par le gouvernement. Dans le passé, les gouvernements ont mis en place des mesures visant à assurer une prestation de services efficace et efficiente par les agences gouvernementales, par exemple le SERVICOM, mais cela n’a pas donné grand-chose sans un mandat clairement défini”. a révélé M. Gbajabiamila.

Mandat du comité

Selon le législateyur Gbajabiamila, dans les jours à venir, le Comité va :

Enquêter sur la duplication des tâches, le chevauchement des fonctions et la contre-productivité des ministères, départements, agences, conseils et sociétés établis dans le pays ;

Déterminer la cause profonde des querelles régulières entre certains départements, agences, conseils et organismes parapublics établis dans le pays.

iii. Déterminer les domaines de fusion, les synergies et la justification de l’existence de certains des ministères, départements, agences, conseils et sociétés établis.

Il a poursuivi que ” la Chambre des représentants ne cherche pas à faire la chasse aux sorcières à un individu ou une organisation, mais nous sommes poussés par notre désir d’assurer une bonne gouvernance et dans l’exercice de nos pouvoirs de contrôle législatif tels qu’ils sont inscrits dans les sections 88 et 89 de la Constitution de 1999 de la République fédérale du Nigeria (telle que modifiée).

”Ce comité est censé trouver des solutions aux conflits de fonctions continus et aux querelles évitables entre les ministères, départements et agences (MDA), qui se traduisent par une inefficacité, une inefficience et une redondance des effectifs du gouvernement. Le Comité est donc censé engager les parties prenantes et les membres du public concernés en vue de résoudre les zones de conflit entre les MDA, ce qui peut nécessiter la modification de certaines lois et/ou l’abrogation pure et simple, selon le cas”.

M. Gbajabiamila a exhorté les MDA et les autres parties prenantes à collaborer avec le comité pour mener à bien son mandat conformément à ses termes de référence.

Le président du comité, Victor Mela Danzaria, a précisé que la plupart des lois établissant les agences gouvernementales ont été faites sous le régime militaire et ne sont pas en phase avec la démocratie.

Il a insisté sur la fait que ce sujet a été une épine dans la chair des gouvernements précédents, ce qui a conduit à la création de plusieurs comités dans le passé.

“Il est toutefois important de noter que notre tâche est différente de celle du comité Oransanya : pendant que leur principale préoccupation était de réduire le coût de la gouvernance, la nôtre est de rationaliser, de fusionner et, si nécessaire, d’en supprimer certaines afin de rendre la gouvernance plus efficace”. a indiqué M. Danzaria.

Il a assuré les Nigérians que le comité mènerait une enquête détaillée sur les activités de certaines des agences et présenterait un rapport qui aurait une portée considérable et renforcerait les agences.

Dans son message de bonne volonté, le directeur général de la Voix du Nigéria, M. Osita Okechukwu, a salué cette initiative, selon lui qui était la bienvenue.

“Nous nous félicitons de cet examen, car lorsque vous parlez de gouvernance dans la situation désastreuse dans laquelle se trouve le Nigeria, personne ne dira que c’est une mauvaise idée”. a intimé M. Okechukwu.

Il a également évoqué que le comité apporterait des contrôles et des équilibres dans la gouvernance.

D’autres agences membres du comité se sont engagées à collaborer avec le comité ADHOC pour réaliser son mandat.

Entretemps, le Chief Whip qui a présenté la motion qui a conduit à la constitution du comité ADHOC, Hon Muhammed Mongunu, a détaillé que lors d’une série de fonctions de surveillance, il a été observé que plusieurs agences dupliquaient leurs fonctions.

” C’est la totalité de nos fonctions de contrôle sur trois sessions qui a généré la motion sur le plancher de la Chambre et le Parlement a vu qu’il y avait la nécessité de trouver quelque chose qui répondrait à ces défis”. a renchéri M. Monguno.

Il a ajouté que le comité doit établir des domaines de fusions, de synergies afin que les lois existantes puissent être justifiées.

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