Commonwealth: les experts sanitaires appellent à l’élimination du cancer du col de l’utérus

Précisions de Mnena Iyorkegh, Abuja

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Des experts ont appelé les gouvernements à accélérer les efforts d’élimination du cancer du col de l’utérus dans l’ensemble du Commonwealth, où l’on estime qu’une femme mourra de ce cancer toutes les trois minutes si aucune mesure n’est prise d’ici 2030.

Cet appel a été lancé en marge du Forum des femmes du Commonwealth, qui a pour thème : Accélérer l’élimination du cancer du col de l’utérus, réalités, défis et opportunités, le tout depuis la réunion des chefs de gouvernement du Commonwealth en cours à Kagali, au Rwanda.

Bien qu’il soit possible de le traiter et de le prévenir, le cancer du col de l’utérus est la cause la plus fréquente de décès par cancer dans certains pays.

La directrice principale de la Direction de la politique économique, sociale et de la jeunesse du Secrétariat du Commonwealth, Dr Ruth Kattumuri, a souligné l’urgence pour les gouvernements et les professionnels sanitaires de travailler ensemble pour l’éradiquer.

“À l’échelle mondiale, le cancer du col de l’utérus est actuellement l’une des menaces les plus pressantes pour la santé des femmes. Parmi les quatre cancers qui touchent les femmes dans le monde, le cancer du col de l’utérus est le seul pour lequel il existe des stratégies d’élimination efficaces grâce au vaccin contre le papillomavirus humain (VPH) et aux outils de dépistage précoce des lésions précancéreuses.”

Selon Kattumuri, les progrès ont été lents parce que de nombreux pays à revenu faible ou intermédiaire rencontrent des difficultés d’accès aux outils de dépistage et aux vaccins contre le VPH, ce qui nécessite des efforts de collaboration pour y remédier.

“La stigmatisation et les idées fausses entourant le cancer du col de l’utérus sont nombreuses. Il est donc urgent de travailler ensemble pour éliminer le cancer du col de l’utérus. Et cela nécessite des politiques et des actions stratégiques audacieuses de la part des gouvernements, des professionnels sanitaires et des organisations communautaires, impliquant les femmes et les jeunes dans la défense de la santé, afin d’améliorer la sensibilisation et de relever les défis de l’accès.”

Les délégués ont reconnu le fait que le Commonwealth porte un lourd fardeau en matière de cancer du col de l’utérus, en particulier dans les pays à revenu faible et intermédiaire (PRFM). Bien qu’ils ne représentent que 30 % de la population mondiale, les membres du Commonwealth sont responsables de 40 % de l’incidence mondiale du cancer du col de l’utérus et de 43 % de sa mortalité.

Dans le cadre de son mandat, le Secrétariat du Commonwealth a réitéré son engagement continu à travailler avec des partenaires clés, y compris des experts du Groupe de travail international du Commonwealth pour l’élimination du cancer du col de l’utérus, de l’Organisation mondiale de la santé, de l’UICC et du Réseau international pour le traitement et la recherche sur le cancer, afin de faire progresser les efforts collectifs d’élimination fondés sur ces recommandations.

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