Le Nigeria recouvre 23 000 hectares de terres dégradées

Propos recueillis par Zeniat Abubakar, Abuja

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Le gouvernement nigérian affirme avoir reconquéri 23 000 hectares de terres dégradées, achevé 56 sites d’érosion par ravinement et plus de 25 000 ménages ont bénéficié du projet NEWMAP, projet de gestion de l’érosion et des bassins versants au Nigeria (Nigeria Erosion and Watershed Management Project).

Le ministre de l’Environnement, M. Mohammed Abdullahi, a fait cette révélation lors de la cérémonie de clôture du NEWMAP, à Abuja, la capitale du pays.

Il a déclaré que le NEWMAP a été créé en collaboration avec la Banque mondiale et ses agences partenaires en 2012 pour lutter contre la menace de l’érosion par les ravines et d’autres formes de dégradation des sols dans 23 États du pays.

“En 2012, le ministère fédéral de l’Environnement avait conçu, en partenariat avec la Banque mondiale, le projet d’érosion et de gestion des bassins versants du Nigéria, NEWMAP, dans le but de réduire la vulnérabilité à l’érosion par ravinement et à d’autres formes de dégradation des sols dans des bassins versants ciblés, en se concentrant sur l’inversion et la prévention d’une nouvelle dégradation des sols, tout en améliorant les moyens de subsistance des communautés bénéficiaires.” a expliqué le ministre.

Selon lui, le NEWMAP a achevé 56 sites d’érosion par ravinement, récupéré plus de 23 000 hectares de terres dégradées, et le nombre de ménages ayant directement bénéficié du projet s’élève à plus de 25 000, tandis que plus de 185 000 personnes ont reçu une formation consultative sur le projet.

“Je dois réaffirmer que les réalisations du NEWMAP sont conformes aux objectifs du plan de relance économique et de croissance (ERGP) de l’administration du président Buhari et à la vision du développement durable du Next Level”, a-t-il révélé.

M. Abdullahi a ajouté que le projet n’était pas uniquement axé sur la réhabilitation des ravines et la restauration des terres dégradées, mais qu’il couvrait également la gestion des eaux pluviales urbaines, l’adaptation au changement climatique et la résilience, la collecte de l’eau, l’agriculture intelligente, etc.

Il a également noté que l’impact du NEWMAP a été ressenti dans tout le pays, y compris dans les États qui ne participent pas au projet.

“Le NEWMAP a remporté 5 prix en 2019, en tant que meilleur projet global dans l’ensemble des portefeuilles de la Banque mondiale au Nigeria, meilleur projet en termes de résultats et d’innovation, meilleur projet en termes de décaissement, également, première position dans la catégorie des prix d’audience dans le cadre des prix durables pour les projets de la Banque mondiale dans la région Afrique ; et deuxième position dans l’équipe de développement durable en Afrique.” a lancé M. Abdullahi.

Le ministre a également félicité la Banque mondiale, les agences partenaires, les États, l’équipe du NEWMAP et les autres parties prenantes qui ont contribué à faire du projet un grand succès.

Le coordinateur national du projet NEWMAP, Dr Salisu Dahiru, a intimé que l’objectif de l’événement était de présenter le bilan et les réalisations du NEWMAP au public, aux ministères et à la Banque mondiale qui a parrainé le projet.

Dr. Dahiru a souligné aussi que la première phase du projet NEWMAP a dépensé 500 millions de dollars dans l’exécution du projet.

Il a précisé que deux autres subventions ont été accordées par le Fonds pour l’environnement mondial et le Fonds spécial pour le changement climatique, ajoutant que l’une des subventions s’élevait à environ trois millions de dollars et l’autre à environ quatre millions de dollars.

“Toutes ces subventions s’élèvent à environ huit millions de dollars, mais les cinq cents millions de dollars n’ont été approuvés que pour sept États. Il a été convenu entre le gouvernement fédéral et la Banque mondiale que si le nombre d’États participant au projet augmentait, il faudrait un fonds supplémentaire. Ainsi, lorsque le nombre d’États participants est passé de sept à 19, la nécessité d’un financement supplémentaire s’est fait sentir”, a-t-il déclaré.

Le coordinateur national a ensuite expliqué que chaque État, parmi les sept premiers, n’a eu la possibilité de mettre en œuvre que cinq sites d’érosion par ravinement.

“Lorsque le projet a démarré, chaque État parmi les sept premiers s’est vu offrir la possibilité de ne produire que cinq sites d’érosion de ravins. Nous avons réalisé qu’à Agulu-Nanka, dans l’État d’Anambra, les sites d’érosion de ravins auraient pu absorber à eux seuls près de la moitié du montant, Auchi dans l’État d’Edo, ces trois sites étaient énormes, ce qui a nécessité un financement supplémentaire de la part de la Banque mondiale, qui a avancé 400 millions de dollars, car à l’époque, les estimations de tous les ravins à réhabiliter s’élevaient à un milliard de dollars. “ Il a détaillé.

Il a ajouté que l’augmentation du nombre d’États a entraîné la création de sites supplémentaires, et que l’érosion de certains sites était énorme.

Le coordinateur national du projet NEWMAP, Dr Salisu Dahiru, a également félicité le gouvernement de l’État pour sa contribution et son engagement en faveur de la réussite du projet.

Le projet de gestion de l’érosion et des bassins versants du Nigeria (NEWMAP) est une intervention multisectorielle et multi-niveaux qui se concentre sur l’érosion et la dégradation des sols en utilisant le concept de bassin versant intégré.

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