Guerre en Ukraine : la France prête à participer à une “opération” pour débloquer le port d’Odessa

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Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a déclaré que ses soldats “résistaient” à l’avancée de l’armée russe à Severodonetsk, ville-clé du Donbass, tandis que la ville voisine de Lyssytchansk, resterait sous contrôle ukrainien mais subirait des bombardements “puissants”. La France de son côté s’est dite prête à une opération pour rétablir l’accès au port d’Odessa. Retrouvez le fil de la journée du 10 juin.

Moscou avait été suspendue en avril de l’Organisation mondiale du tourisme (OMT), à la suite de l’indignation mondiale suscitée par son offensive militaire contre l’Ukraine.

Le gouvernement “accepte la proposition du ministère russe des Affaires étrangères (…) concernant le retrait de la Fédération de Russie de l’Organisation mondiale du tourisme”, indique un décret signé par le Premier ministre Mikhaïl Michoustine vendred.

“Voila Vladimir Poutine, la belle personne que vous avez tuée”, a déclaré, lors d’un rassemblement à Paris, la mère du journaliste Frédéric Leclerc-Imhoff, mortellement touché par un éclat d’obus, fin mai, en Ukraine.

Sa famille, ses collègues de BFMTV, dont le reporter Maxime Brandstaetter qui faisait équipe avec lui en Ukraine ou encore son partenaire Sam Cottet étaient présents à ce rassemblement, aux côtés de Marc-Olivier Fogiel, directeur général de BFMTV, et de Christophe Deloire, secrétaire général de RSF, a constaté une journaliste de l’AFP sur place.

Âgé de 32 ans, Frédéric Leclerc-Imhoff travaillait pour BFMTV depuis six ans et effectuait là sa deuxième mission en Ukraine, comme journaliste reporter d’images (JRI).

Après l’annonce de sa mort, le parquet national antiterroriste (Pnat) français avait annoncé l’ouverture d’une enquête pour crimes de guerre.

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a remercié Londres pour son rôle moteur dans le soutien occidental à l’Ukraine, lors d’une visite à Kiev du ministre britannique de la Défense Ben Wallace.

“Les mots se transforment en actions. C’est ce qui fait la différence entre les relations entre l’Ukraine et la Grande-Bretagne et celles entre l’Ukraine et d’autres pays”, a déclaré le président ukrainien, dans une apparente pique à l’encontre d’autres pays européens, même s’il n’en a nommés aucun.

“Nous sommes à disposition des parties pour, au fond, que se mette en place une opération qui permettrait d’accéder au port d’Odessa en toute sécurité, c’est-à-dire, de pouvoir faire passer des bateaux en dépit du fait que la mer est minée”, a déclaré un conseiller de la présidence française, précisant que cette opération pourrait permettre d’exporter les céréales ukrainiennes vers les pays qui en ont besoin.

L’Élysée a également annoncé que le président français Emmanuel Macron se rendra en Roumanie et en Moldavie mardi et mercredi prochains pour exprimer “l’engagement” et la “solidarité” de la France “avec les partenaires européens les plus exposés à la crise ukrainienne”.

La Banque centrale russe a abaissé son taux directeur de 11 % à 9,50 %, estimant qu’en dépit d’un environnement “difficile” pour l’économie russe, “l’inflation ralentit plus vite et le déclin de l’activité économique est moins important” qu’elle ne l’avait prévu.

La Banque centrale, qui avait drastiquement augmenté son taux de 9,50 % à 20 % dans la foulée des premières sanctions fin février, a ainsi achevé de le rétablir au niveau d’avant le début de l’intervention militaire en Ukraine.

La devise russe s’était effondrée après l’entrée des troupes russes en Ukraine, le 24 février. La Banque centrale avait alors brusquement relevé son taux et mis en place des mesures draconiennes de contrôle des capitaux.

La devise s’est depuis nettement renforcée pour atteindre des niveaux plus observés depuis 2015, aussi bien face au dollar qu’à l’euro.

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a plaidé pour l’entrée de l’Ukraine dans l’Union européenne, appelant à ne pas laisser son pays dans une “zone grise”, alors que les 27 doivent décider avant la fin du mois si le statut officiel de candidat à l’UE lui sera accordé.

“La première chose est de supprimer enfin cette ‘zone grise’, si tentante pour l’État russe (…) Dans les semaines à venir, l’Union européenne pourrait franchir une étape historique qui prouvera que les mots sur l’appartenance du peuple ukrainien à la famille européenne ne sont pas vains”, a déclaré le président ukrainien par visioconférence, lors d’une conférence internationale sur la démocratie à Copenhague.

La Commission européenne doit rendre dans les jours qui viennent son avis sur la question, avant que les dirigeants de l’UE ne décident s’ils accordent à l’Ukraine le statut officiel de candidat lors d’un sommet les 23 et 24 juin.

Le Haut-Commissariat de l’ONU pour les droits de l’Homme a fait part de sa préoccupation après la condamnation à mort par les autorités séparatistes prorusses de combattants étrangers ayant combattu aux côtés des Ukrainiens.

“Depuis 2015, nous avons observé que le soi-disant système judiciaire de ces républiques autoproclamées ne satisfont pas aux garanties essentielles d’un procès équitable (…). De tels procès contre des prisonniers de guerre constituent un crime de guerre”, a déclaré une porte-parole, Ravina Shamdasani, lors d’un point de presse à Genève.

L’agence de presse officielle russe TASS a annoncé jeudi que la Cour suprême de la République populaire de Donetsk avait condamné à mort “les Britanniques Aiden Aslin et Shaun Pinner et le Marocain Brahim Saadoun, accusés d’avoir participé aux combats comme mercenaires”.

 

Avec AFP/ France 24

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