Nigeria: 200 jeunes en Israël et au Maroc pour une formation agricole

Détails avec Ene Okwanihe, Abuja

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Le gouvernement nigérian, par l’intermédiaire de la Autorité nationale de développement foncier (NALDA), s’apprête à dépêcher 200 jeunes agriculteurs en Israël et au Maroc pour une formation intensive de six jours sur l’agriculture en serre et les techniques modernes d’élevage.

Cette initiative s’inscrit dans le cadre des récents efforts déployés par le gouvernement pour s’assurer que les jeunes s’impliquent dans l’agriculture.

La formation s’inscrit dans la continuité du programme national des jeunes agriculteurs (NYFS), lancé par le Président Muhammadu Buhari il y a quelques temps.

Les 200 jeunes sont répartis en deux groupes de 100. Un groupe se rendra en Israël pour suivre une formation sur la gestion des serres et les techniques de production agricole, tandis que l’autre groupe ira au Maroc pour suivre une formation sur l’élevage et la transformation de la viande.

S’exprimant lors de la cérémonie officielle d’envoi du premier groupe, le secrétaire exécutif et directeur général de la NALDA, Prince Paul Ikonne, a noté que les bénéficiaires sont envoyés dans ces deux pays en raison de leur expertise dans les domaines sélectionnés.

Selon ses propres mots : “Nous les envoyons dans des pays dont nous savons qu’ils ont une forte expertise dans ce que nous faisons, à savoir Israël et le Maroc, et ce afin d’améliorer leurs connaissances et de les exposer aux pratiques modernes en matière de production végétale et d’élevage, de sorte que 200 jeunes agriculteurs seront envoyés pour le renforcement des capacités en Israël et au Maroc”.

D’après lui, les jeunes hommes et femmes sélectionnés dans les 36 États et le FCT seront intégrés aux programmes agricoles de la NALDA, ce qui les rend plus durables et uniques.

“Lorsque ces personnes iront et seront exposées, la prochaine question sera de savoir comment vous serez engagés et intégrés. Nous disposons déjà d’une plateforme, comme les propriétés institutionnelles, les terrains des écoles, les gouvernements des États et leurs communautés, ce qui facilite leur intégration”, a-t-il révélé.

Ikonne a en outre révélé qu’à leur retour, ils seraient renforcés par le gouvernement nigérian par le biais de la Banque centrale.

“Nous avons mis en place un programme de soutien aux agriculteurs, financé par la Banque centrale du Nigéria (CBN), et ces jeunes agriculteurs qui vont partir ont également leur nom sur la liste.

“Le défi qu’ils auraient eu à relever est celui de la terre, mais la NALDA est ici, avec le partenariat que nous entretenons avec la CBN, pour leur permettre d’obtenir ce soutien”, a-t-il expliqué.

Stabilité

En ce qui concerne la stabilité, le directeur exécutif a souligné qu’il n’y avait pas de gouvernement qui n’aurait pas envie de construire sur une base solide qui a été établie pour la durabilité, car le monde se tourne vers l’agriculture et se bat pour que leurs pays soient autonomes.

“Ainsi, tout nouveau président commencera à profiter des avantages et des fondations que le président Muhammadu Buhari a mis en place, et c’est à ce moment-là que les Nigérians commenceront à saluer le président pour tout ce qu’il a fait maintenant et cela soutiendra le pays à l’avenir”, a-t-il énuméré.

En ce qui concerne les critères de sélection, il a précisé que les États respectifs ont reçu le mandat.

“Nous avons envoyé des messages aux parties prenantes, et celles-ci ont sélectionné et envoyé leur chance de présenter des noms de candidats potentiels pour le programme.

“Nous nous assurons que les 36 États de la fédération participent à ce train afin de faciliter leur retour et de leur permettre de former les personnes de leur État et de leur localité.

Financement

Sur la question du financement de la formation, M. Ikonne a martelé que les fonds avaient été correctement inscrits dans le budget.

“La formation est budgétisée, car tout ce qui n’est pas budgétisé ne peut être mis en œuvre.

“Peu importe ce qu’il en coûte d’envoyer des Nigérians se former, le plus important est que nous construisions une nouvelle génération d’agriculteurs qui conduiront l’agriculture nigériane vers l’avenir, ce qui devrait être la clé”, a-t-il renchéri.

Les bénéficiaires s’expriment

Certains des bénéficiaires ont parlé de la formation et de ce qu’ils attendent après la formation.

Hassan Atiku, un agriculteur de l’État de Katsina, a vopi : “Je cultive du maïs et du millet en plus des denrées alimentaires. Je suis très heureux d’être l’un des bénéficiaires de ce voyage. Je veux apprécier l’effort du Président en renforçant les capacités des jeunes dans le domaine de l’agriculture, car renforcer les jeunes, c’est renforcer la nation. Je suis prêt à acquérir davantage de connaissances sur la production agricole.

Un éducateur agricole, Ifunnaya Ekot, a quant à lui évoqué : “Je suis dans l’enseignement agricole. Je suis très intéressée par l’éducation de la prochaine génération sur les processus agricoles, les projets agricoles, les meilleures façons de cultiver, surtout à notre époque.

“Je pense que nous voyons tous ce qui se passe en Ukraine, et cela affecte une grande partie de l’offre agricole. Le secrétaire exécutif a dit lors d’une brève réunion que, sans les sages conseils de M. le président, le Nigeria aurait probablement été parmi ceux qui seront bloqués en ce qui concerne l’approvisionnement alimentaire, la sécurité alimentaire, il aurait pu y avoir une pénurie alimentaire.

“Je suis donc très intéressé à voir de meilleures façons de cultiver au Nigeria. Je suis très excité, très reconnaissant de l’opportunité qui m’est offerte, surtout quand il s’agit de m’éduquer d’abord avant de pouvoir éduquer les autres.”

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