L’Afrique est confrontée à un déficit d’infrastructures de 108 milliards de dollars (BAD)

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Le président du Groupe de la Banque africaine de développement, Akinwumi Adesina, a fait valoir que l’Afrique est confrontée à un déficit d’infrastructures de 68 à 108 milliards de dollars par an.

Selon lui, la banque a engagé plus de 44 milliards de dollars dans les infrastructures du continent au cours des six dernières années dans les domaines du transport, de l’énergie, de l’eau et de l’assainissement.

Il a révélé cela lorsque la secrétaire au Trésor des États-Unis, Janet Yellen, a accueilli les ministres du G-7 et les dirigeants des banques multilatérales de développement lors d’un événement visant à discuter de l’augmentation du financement des infrastructures.

Dans une déclaration obtenue sur le site web de la banque, M. Adesina a révélé que “la BAD, premier bailleur de fonds des infrastructures en Afrique, a engagé plus de 44 milliards de dollars en faveur des infrastructures sur le continent au cours des six dernières années seulement, dans des domaines aussi essentiels que le transport, l’énergie, l’eau et l’assainissement. Malgré les efforts collectifs, l’Afrique reste confrontée à un déficit de financement des infrastructures de 68 à 108 milliards de dollars par an.”

M. Adesina, qui a proposé huit solutions pour combler le déficit de financement des infrastructures en Afrique, a ajouté que les installations de préparation des projets étaient essentielles au développement de projets d’infrastructure bancables, car l’un des principaux défis des projets d’infrastructure consiste à mener des projets commercialement viables à la clôture financière.

Il a ajouté que les investisseurs institutionnels, notamment les fonds de pension, les fonds souverains et les compagnies d’assurance, disposaient de ressources suffisantes pour faire passer le financement des infrastructures de plusieurs milliards à plusieurs mille milliards de dollars. Il a précisé : “Ce réservoir de capitaux est si vaste que ce qu’il faut, c’est seulement 0,03 % ou jusqu’à 0,04 % pour combler le déficit de financement des infrastructures en Afrique.”

Adesina a renchéri que puisque le gouvernement fournit la plus grande part du financement des infrastructures, il doit améliorer l’efficacité du financement public des infrastructures.

Selon lui, les gouvernements doivent s’attacher davantage à attirer le secteur privé vers le financement des infrastructures en améliorant l’environnement politique, juridique et réglementaire pour soutenir les investissements des partenariats public-privé dans les infrastructures.

Il s’avère nécessaire, d’après lui, d’utiliser la monnaie locale pour le financement des infrastructures. M. Adesina a expliqué que les prêts étrangers finançant la majeure partie des infrastructures et les flux de revenus étant en monnaie locale, cela présentait un risque financier élevé pour les investisseurs.

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