Les médias nigérians exhortés à rapporter la situation des femmes migrantes

Faits rapportés par Mnena Iyorkegh /Margaret Ebeshi, Abuja

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Les journalistes nigérians ont été invités à concentrer leurs reportages sur des histoires à dimension humaine lesquels éduquent, sensibilisent, proposent des solutions et changent de perspective sur les expériences des femmes migrantes.

Cet appel a été lancé par la directrice des services de la Women’s Aids Organization (WAO), Charlene Murray, à l’occasion du séminaire national de l’Institut Asie-Pacifique pour le développement de la radiodiffusion (AIBD) et de l’Organisation internationale du travail (OIT) sur le reportage inclusif et sensible au genre sur les questions liées aux travailleuses migrantes, à Kuala Lumpur, en Malaisie.

Mme Murray a exhorté les médias à axer leurs reportages sur l’angle humain : rendre compte de la situation des femmes migrantes dans leurs reportages, ce qui influencera l’importance, sensibilisera, éduquera et changera les perceptions.

“La façon dont les médias choisissent de rendre compte de la situation peut réellement changer le paysage des attitudes. Les médias représentent un outil puissant, surtout à l’heure de la pandémie. Les médias sont capables de faire plus que de simples reportages. Ils sont capables d’éduquer le public, de changer les perceptions et de créer une meilleure prise de conscience”, a-t-elle révélé.

L’ambassadeur et chef de la délégation de l’UE en Malaisie, M. Michalies Rokas, a martelé que les médias jouent un rôle essentiel en donnant une voix et un intérieur aux réalités et aux luttes auxquelles sont confrontées les femmes migrantes.

“Les migrants sont toujours les premières cibles des commensaux et des réactions xénophobes. Ce phénomène a été documenté par des journalistes de la région et du monde entier. En outre, au cours de ces enfermements, nous avons malheureusement constaté l’augmentation des taux de violence sexiste. Cela a été le cas notamment pour les travailleurs domestiques. Dans un tel contexte, l’importance des médias ne peut être sous-estimée”, a-t-il affirmé.

Le directeur de l’innovation de la chaîne d’approvisionnement de la Fair Labour Association (FLA), M. Hairudin Masnin, a souligné qu’un code de conduite approprié sur le lieu de travail, lorsqu’il est adopté et appliqué, peut réduire la discrimination, le harcèlement, le travail des enfants et le travail forcé.

Il a ajouté que des lois adéquates sur le lieu de travail pourraient faire respecter un environnement de travail approprié, la liberté d’association, la santé, la sécurité et la compensation.

“Le dernier point, mais non le moindre, est la rémunération. Nous ne parlons pas des salaires de base minimums, mais aussi des salaires de subsistance. Il s’agit de savoir si les 120 ringgit que le travailleur reçoit chaque mois sont suffisants pour lui permettre de faire face à ses frais de séjour”, a-t-il intimé.

M. Masnin a noté que les normes de la FLA, qui s’alignent sur celles de l’Organisation internationale du travail (OIT), insistent sur des conditions et des horaires de travail favorables.

“Nous plaidons pour des salaires EPP, le principe de l’employeur payeur, ou un coût de recrutement nul pour tous les employeurs”, a-t-il conclu.

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