Le tribunal ajourne le procès du musicien nigérian Naira Marley

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Jeudi, la défense a terminé le contre-interrogatoire du deuxième témoin de l’accusation dans le procès de l’artiste musicien nigérian Azeez Fashola, également connu sous le nom de Naira Marley, accusé de cybercriminalité. Le tribunal a ajourné l’affaire jusqu’au 1er juin pour un nouvel interrogatoire du témoin et la poursuite du procès.

Le deuxième témoin de l’accusation, M. Augustine Anosike, est un analyste médico-légal, qui a commencé et terminé son témoignage en 2021.

Selon l’Agence de presse du Nigeria (NAN), la Commission de lutte contre les crimes économiques et financiers (EFCC) poursuit l’accusé.

Naira Marley, le crooner et lauréat de prix ‘Soapy’ a été mis en accusation le 20 mai 2019 devant le juge Nicholas Oweibo, mais il a plaidé non coupable. Le tribunal lui a accordé une caution de deux millions de nairas, avec deux cautions de même montant.

Jeudi, la défense a terminé le contre-interrogatoire du deuxième témoin de l’accusation, qui a terminé son témoignage le 27 octobre 2021.

Contre-interrogatoire

Au cours du contre-interrogatoire, l’avocat de la défense, M. Olalekan Ojo (SAN), a demandé au témoin ce qu’il entendait par ” autoriser un SMS ou un message WhatsApp “.

En réponse, le témoin a indiqué à la cour que, selon lui, l’autorisation faisait référence au producteur ou à l’auteur du texte.

A la question de savoir s’il confirme que les messages extraits du téléphone de Fashola étaient le produit d’activités humaines, il a répondu : ” Je ne peux pas le dire car je ne suis pas en possession des gadgets qui ont transféré les messages “.

Selon lui, puisque les gadgets utilisés pour envoyer et recevoir les messages appartenaient à un humain, cet humain est censé savoir comment les messages sont apparus.
L’avocat de la défense a également demandé au témoin s’il avait indiqué dans son rapport que le nom d’Azeez Fashola était l’expéditeur de l’un des messages.

Le témoin a tenté de déclarer que le défendeur avait d’autres noms enregistrés dans son téléphone, mais l’avocat de la défense lui a demandé de répondre directement à la question.

Le témoin a répondu : “Je ne me souviens pas”.

Lorsque l’avocat de la défense a demandé que la pièce F soit montrée au témoin car elle contenait des détails de son analyse dont il avait dit à la cour qu’elle était importante pour l’affaire, le témoin a répondu “Monseigneur, je ne suis pas sûr”.

L’avocat de la défense a alors dit, “Monseigneur, nous ne sommes pas à l’aise avec la réponse : “Je ne suis pas sûr”.

M. Ojo a de nouveau rappelé au témoin qu’il avait précisé à la Cour que tout ce qui était contenu dans la pièce F était considéré comme pertinent, ajoutant que sa réponse devant la Cour montrait une tentative d’évitement.

Plus tard, le témoin a répondu : “Dans mon rapport, je ne l’ai pas indiqué, mais le principe général est que le propriétaire d’un téléphone est l’expéditeur d’un message, sauf s’il a donné le téléphone à une autre personne.”

Suite à sa réponse, la défense a suggéré au témoin que dans la pièce F, son extraction n’indiquait pas le nombre de personnes ayant utilisé le téléphone autres que le propriétaire.
Le témoin a répondu : “Oui”.

Le témoin a également déclaré que la propriété d’un téléphone n’était pas la même chose que l’utilisation de ce téléphone.

Il a toutefois déclaré à la Cour qu’il n’était pas certain qu’un numéro de carte SIM puisse être partagé ou utilisé par différentes personnes.

Lorsqu’on lui a demandé si la pièce à conviction A indiquait que le suspect avait d’autres noms, le témoin a répondu : ” Il n’y a pas de colonne pour les autres noms ; ce n’est pas indiqué. “

A la question de savoir si son analyse de la pièce à conviction F montrait ou reliait les messages au territoire du Nigeria, le témoin a répondu : “La configuration d’un téléphone dépend de la possibilité de détecter la localisation.

“Si le GPS est activé, il peut être détecté, mais si le GPS n’est pas activé, alors seul le propriétaire a connaissance de l’endroit d’où il envoie ou reçoit des messages.”

La défense a ensuite dit au témoin : “Je vous suggère que c’est l’expéditeur des messages dans cette affaire qui peut connaître la vérité ou non de cette affaire.”

Le témoin a répondu, “Oui, monseigneur”.

Selon l’EFCC, le défendeur a commis les infractions à différentes dates entre le 26 novembre 2018 et le 11 décembre 2018, ainsi que le 10 mai 2019.

La commission a allégué que Fashola et ses complices ont conspiré pour utiliser différentes cartes ATM Access Bank pour escroquer leurs victimes.

Elle a allégué que le défendeur a utilisé une carte de crédit bancaire délivrée à une autre personne, dans le but d’obtenir des gains financiers frauduleux.

L’EFCC a également déclaré que le défendeur possédait des cartes de crédit contrefaites appartenant à différentes personnes, ayant l’intention de frauder, ce qui constitue un vol.

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