Insécurité : le Sénat envisage la création d’une commission sur l’harmonie religieuse

Faits rapportés par Edwin Akwueh, Abuja

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Afin de lutter contre les effets insidieux du fanatisme religieux, de la violence, de la discrimination, de l’extrémisme et des discours haineux dans le pays, le Sénat nigérian examine un projet de loi visant à établir la Commission nationale pour l’harmonie religieuse (NRHC).

Parrainé par le sénateur Sadiq Umar, le projet de loi 2022 sur la Commission nationale pour l’harmonie religieuse (création) a été examiné en deuxième lecture mercredi.

Le sénateur Umar, tout en menant le débat sur les principes généraux du projet de loi, a noté que la création de la commission était devenue nécessaire suite à l’engagement du gouvernement fédéral à promouvoir l’harmonie et la compréhension interreligieuses parmi ses citoyens.

Il a expliqué que la NRHC, une fois établie, servirait d’intervention pour promouvoir la tolérance religieuse, la paix et l’harmonie au Nigeria.

“Ayant réalisé le rôle sensible que joue la religion dans la sécurité nationale, la paix et l’harmonie, le gouvernement fédéral souhaite promouvoir l’harmonie et la compréhension interreligieuses en raison de l’histoire mouvementée de l’intolérance religieuse dans la politique nigériane”, a souligné le sénateur Umar.

Le législateur a ajouté que le projet de loi vise à créer un environnement propice à la coexistence pacifique des différentes croyances religieuses au sein de la nation nigériane ainsi qu’à fournir un forum pour l’éclairage public et le dialogue.

Cela permettrait, selon lui, de limiter les controverses et les confrontations liées à des allégations de discriminations fondées sur l’identité religieuse, afin d’enrayer les effets insidieux du fanatisme religieux, du profilage, des stéréotypes, de la violence, de la discrimination, de l’extrémisme et des discours de haine.

Le sénateur Umar a fait remarquer que la Charte des Nations unies et plusieurs dispositions de la Constitution nigériane de 1999 (telle que modifiée) reposent sur les principes de la dignité et de l’égalité de tous les êtres humains.

D’après lui, la charte des Nations unies vise la promotion et le respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales pour tous, sans distinction de race, de sexe, de langue ou de religion.

Le projet de loi stipule également que la commission devra, entre autres, assurer la protection du droit à la liberté de religion, aider les victimes de discrimination ou de violations religieuses, enquêter sur les cas d’extrémisme religieux et de discours de haine, et détecter et réduire les signaux d’alerte précoce d’actes susceptibles de déclencher des tensions religieuses dans le pays.

Selon le projet de loi, la commission sera chargée d’examiner les garanties prévues par la Constitution ou toute loi pour la protection des droits religieux et de recommander des mesures pour leur mise en œuvre et leur application efficaces.

Le projet de loi, après examen, a été renvoyé par le Président du Sénat, Dr. Ahmad Lawan, au Comité chargé de l’établissement et des questions de service public pour des apports législatifs et un rapport dans les quatre semaines.

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