Ghetto Kids : des rues de Kampala aux plus grands tubes africains

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Près d’une décennie qu’ils inondent les réseaux sociaux du continent et du monde entier de leurs danses chaloupées et saccadées, les Ghettos Kids de Daouda Kavuma sont à nouveau en tête des charts africains avec leur apparition remarquée dans le clip de “ODG”, la chanson la plus shazamée de l’année au Nigeria.

Daouda Kavuma accueille chez lui des dizaines d’enfants depuis 2013. Lui-même a connu eu une enfance difficile : “mon père avait 6 femmes et 30 enfants, il est mort alors que je n’avais que 7 ans. J’ai dû lutter pour faire vivre ma grande famille. Grâce à mes talents de footballeur, j’ai pu décrocher une bourse d’études et devenir enseignant” .

“Il y a dix ans, j’ai trouvé 3 enfants qui ne pouvaient pas non plus payer leurs frais de scolarité et je leur ai appris quelques figures de danse. Nous avions l’habitude de sortir dans la rue et de collecter des fonds en jouant à certaines heures. . L’une des personnes qui nous regardait dans la rue a parlé d’un concours qu’il organisait et nous a invité là-bas. On a gagné le concours, le premier prix était une chèvre. En la revendant, nous avons pu payer les frais de scolarité des enfants.”

Des trois gamins défavorisés du groupe originel, ils sont désormais une trentaine à vibrer au rythme de musiques venues de tout le continent.

“Tous ces enfants viennent du ghetto, des bidonvilles de Kampala et de tout l’Ouganda. Notre danse c’est le nacho, elle respire le bonheur que nous offrons au monde. Que vous soyez malade, que vous n’ayez rien à manger ou que vous ayez perdu vos parents, vous devez rester heureux, la vie continue, peu importe comment vous allez, le bonheur est gratuit.”

Kayondo Madiwanah King, 13 ans, a rejoint l’aventure il y a quelques mois : “J’avais l’habitude de danser dans la rue pour récupérer quelques sous pour pouvoir acheter à manger à mes parents. Un jour, le groupe m’a vu et m’a demandé si je voulais les rejoindre. Moi je voulais juste danser, alors j’y suis allé. Quand mon père m’a dit maintenant tu es un Ghetto Kids, je ne pouvais pas y croire, j’étais tellement heureux.”

Adoubés par des stars planétaires comme P.Diddy ou Nicky Minaj, des bidonvilles de Kampala aux clips de French Montana ou Eltee Skhillz, les Ghetto Kids n’ont pas fini d’écrire leur success story.

Avec Africanews

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