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Profiter des résultats de la recherche scientifique pour le développement durable au Nigeria

Article de Hadiza Ndadama

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Comme l’a dit le physicien théoricien anglais Stephen Hawking, les scientifiques sont devenus les porteurs du flambeau de la découverte dans notre quête de la connaissance. De même, le chimiste et microbiologiste français Louis Pasteur a noté : “La science ne connaît pas de pays, car le savoir appartient à l’humanité”.

Si donc le succès des nations développées se mesure à la quantité et à la qualité de la recherche et du développement, qu’est-ce qui peut empêcher les pays en développement, et en particulier le Nigeria, de réaliser de tels développements ?

Il existe un grand nombre de Nigérians à l’étranger qui sont des inventeurs et dont les innovations font le tour du monde. La fuite des cerveaux du pays vers les pays développés se poursuit, et les jeunes talents qui sont doués pour l’innovation et la recherche sont attirés par des emplois et des salaires lucratifs à l’étranger.

Une partie des défis auxquels sont confrontés les chercheurs nigérians est le manque d’utilisation des résultats de leurs recherches. Un examen de la plupart des bibliothèques du pays vous exposera à des journaux de résultats de recherche qui ont seulement fini sur les étagères. Ces efforts ne parviennent pas aux utilisateurs finaux, ne sont pas utilisés pour le bénéfice de tous et ne se traduisent pas non plus par le développement physique du pays.

Chaque année, les découvertes et les résultats de recherches révolutionnaires dans le domaine de la science et de la technologie sont présentés lors de l’exposition annuelle du ministère nigérian de la science, de la technologie et de l’innovation, où les résultats des recherches, les inventions et les innovations provenant de contenus locaux sont toujours exposés.

Ces innovations, si elles sont correctement utilisées, sont capables de résoudre le problème du chômage persistant dans le pays, ce qui montre clairement que ce n’est pas la recherche qui fait défaut au Nigeria, mais plutôt son utilisation.

Les résultats des millions de recherches effectuées au Nigeria n’ont pas d’impact sur la société. La recherche consiste à découvrir et à trouver des réponses à des questions significatives visant à remédier aux défis sociétaux.

Les chercheurs utilisent les médias, les journaux, les conférences, les ateliers, les monographies et les livres pour diffuser les résultats de leurs recherches. Sous d’autres cieux, dès que les résultats de la recherche sont publiés, le gouvernement et le secteur privé s’en inspirent pour aller plus loin dans le développement. Ce n’est pas le cas au Nigeria où les résultats de la recherche restent avec le chercheur ou finissent sur les étagères des livres. Cela a donc réduit l’impact et les résultats de ces recherches sur la société.

La science et la technologie continueront d’être considérées comme impénétrables tant que ceux qui devraient en parler seront exclus de l’élaboration des politiques et des principaux efforts de développement. Le discours sur la façon dont les résultats de la recherche sont traités doit changer pour que le pays comprenne que la science et la technologie sont la voie à suivre.

Le Nigeria est désormais sur la bonne voie sous l’administration du président Muhammadu Buhari, qui a créé des ministères de la science, de la technologie et de l’innovation, ainsi que le ministère des communications et de l’économie numérique, afin de stimuler les innovations et d’utiliser la technologie pour le développement national.

Pour réaliser le rêve du gouvernement d’utiliser la recherche, la technologie et l’innovation à des fins de développement, tous les acteurs du secteur, tels que les scientifiques, les technologues, les ingénieurs et les chercheurs, devraient apprendre à partager leurs découvertes et leurs connaissances.

Le gouvernement nigérian doit impérativement allouer des fonds suffisants à la recherche, du niveau post-primaire au niveau tertiaire du système éducatif national.

La communication des résultats de la recherche ne doit pas se limiter aux médias ou être diffusée uniquement lors d’ateliers, de revues, d’articles et de conférences ; le gouvernement doit s’intéresser au suivi et au développement de ces résultats et innovations.

La science et la technologie, comme la vie, sont dynamiques, et les acteurs ne doivent donc pas être figés sur la manière dont ils communiquent les résultats de leurs recherches.

Les nouveaux médias tels que Twitter, Facebook, Instagram, entre autres, sont des moyens faciles et à la mode pour atteindre les parties prenantes nécessaires, en particulier les entrepreneurs qui adhéreront au développement des résultats de la recherche.

Les chercheurs et les universitaires devraient prendre l’habitude d’écrire des chroniques dans les journaux ou d’animer des émissions à la radio ou à la télévision pour montrer ce qui se passe dans les laboratoires ou au sein des universités ou des instituts de recherche.

Ce n’est que lorsque les résultats de la recherche sont traduits en produits ou services réels qui déclencheront un développement durable que l’on pourra justifier le désir d’avoir une économie dirigée par la science et la technologie.

Article de Hadiza Ndadama. Traduction faite par Mourtada Nanzif Adékounlé
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