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Fuite de Carlos Ghosn du Japon : deux complices condamnés à 24 et 20 mois de prison

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Deux ressortissants américains, Michael Taylor et son fils Peter Taylor, ont été condamnés lundi par un tribunal de Tokyo à deux ans de prison pour le premier, un an et huit mois pour le second, pour avoir aidé Carlos Ghosn à fuir le Japon fin 2019.

Un tribunal de Tokyo a condamné lundi à des peines d’emprisonnement un ancien membre des forces spéciales américaines et son fils pour avoir aidé l’ancien patron de Renault et Nissan, Carlos Ghosn, à fuir fin 2019 le Japon, où il faisait face à des accusations de malversations financières.

Michael Taylor, 60 ans, et son fils Peter Taylor, 28 ans, qui avaient plaidé coupable le mois dernier des faits qui leur étaient reprochés, ont été condamnés respectivement à 24 mois et 20 mois d’emprisonnement.

Carlos Ghosn, qui dément les accusations de malversations financières à son encontre, avait fui au Liban, qui n’a pas de traité d’extradition avec le Japon.

Dès le début de leur procès le 14 juin, les Taylor n’avaient pas contesté les faits qui leur sont reprochés. Ils avaient été arrêtés en mai 2020 aux États-Unis puis extradés au Japon en mars de cette année.

Selon les enquêteurs, les Taylor ont reçu du camp Ghosn 862 500 dollars pour préparer l’opération, puis l’équivalent de 500 000 dollars en bitcoins par la suite pour payer leurs frais d’avocats.

Un homme introuvable

L’évasion s’était déroulée dans des circonstances rocambolesques : le magnat déchu de l’industrie automobile s’était notamment caché dans un gros caisson de matériel audio pour éviter les contrôles à l’aéroport d’Osaka (ouest du Japon), qui ne les pratiquait pas à l’époque sur les bagages de passagers d’un jet privé.

Carlos Ghosn avait pu ainsi rejoindre Beyrouth via Istanbul à bord de jets privés loués pour l’occasion. L’ancien grand patron de Renault et Nissan était en liberté sous caution à Tokyo avec l’interdiction de quitter le territoire japonais, en attendant l’ouverture de son procès pour malversations financières présumées chez Nissan, des accusations qu’il a toujours niées.

Sa fuite n’a pas empêché l’ouverture en septembre 2020 d’un procès pénal à Tokyo au sujet de rémunérations différées totalisant plusieurs dizaines de millions de dollars que le président de Nissan était censé toucher à sa retraite, mais sans que cela soit mentionné dans les rapports boursiers du groupe.

Un ancien responsable juridique de Nissan, l’Américain Greg Kelly, qui avait été arrêté au Japon le même jour que Carlos Ghosn en novembre 2018, est toujours jugé actuellement dans cette affaire et encourt jusqu’à dix ans de prison.

En février, trois ressortissants turcs ont été condamnés à plus de quatre ans de prison chacun par un tribunal d’Istanbul dans l’affaire : un responsable de la compagnie turque de location de jets privés MNG Jet et deux pilotes qui avaient assuré le vol Osaka-Istanbul.

Un autre complice présumé, George-Antoine Zayek, un homme d’origine libanaise qui avait assisté les Taylor lors de l’exfiltration, reste quant à lui introuvable.

Avec AFP et Reuters/ France 24

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