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Lutte contre la drogue et le traffic illicit de la drogue au Nigeria

Article de Aliyu Othman

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La lutte contre la toxicomanie et le trafic illicite a été une préoccupation des Nations Unies au fil des années. Dans diverses résolutions et conventions, l’ONU a souligné la nécessité de mener une lutte décisive contre l’abus et le trafic de drogues et de libérer le monde de cette menace.

La Journée internationale des Nations unies contre l’abus et le trafic de drogues est célébrée chaque 26 juin de l’année . L’événement de cette année, qui a pour thème “Partager les faits sur les drogues”, vise à faire en sorte que toutes les données disponibles sur l’abus de drogues et les mesures de contrôle soient fondées sur des faits et des chiffres. L’objectif est d’améliorer la planification et les mesures de contrôle afin de gérer et de réorienter les plans des nations pour la lutte contre l’abus de drogues et son trafic illicite.

La Journée internationale contre l’abus et le trafic illicite de drogues a été déclarée par les Nations unies lors de la Convention sur les stupéfiants de 1961. Le protocole qui l’a amendée en 1971 ainsi que la résolution de l’Assemblée générale sur la Journée internationale contre l’abus et le trafic de drogues visaient à trouver une solution durable au problème de l’abus et du trafic de drogues.

L’Office des Nations unies pour le contrôle des drogues (ONUDC) reste le véhicule utilisé par l’organisme mondial pour soutenir la sensibilisation et les mesures prises pour gérer l’abus et le trafic de drogues, ce qui a conduit aux succès enregistrés jusqu’à présent. Il s’agit notamment de l’adoption de la sensibilisation des jeunes à l’abus de drogues, des dangers et des effets de l’abus de drogues sur le développement du capital humain des nations et des préoccupations sanitaires liées à la consommation de drogues, entre autres.

La toxicomanie joue un rôle majeur dans de nombreux problèmes sociaux dans le monde. L’abus de drogues entraîne des problèmes de santé majeurs, des crimes et de la violence, entre autres. Elle détruit les capacités des jeunes, ce qui donne lieu à des crimes tels que l’insurrection, le terrorisme, le banditisme, les enlèvements, les viols, l’extrémisme ainsi que la désintégration des familles et des communautés.

Au Nigeria, l’agence nationale de lutte contre la drogue(NDLEA) est l’organisation qui mène la lutte contre l’abus et le trafic de drogues.

La nouvelle direction de la NDLEA a apporté de nouvelles idées et stratégies dans sa lutte contre l’abus et le trafic de drogues. Elle fait désormais appel aux principales parties prenantes comme l’une de ses tactiques de lutte contre la menace.

Dans le cadre de ses efforts de lutte contre la toxicomanie, la NDLEA, sous la présidence du général à la retraite Buba Marwa, ancien haut-commissaire du Nigeria en Afrique du Sud, a adopté des mesures de grande envergure qui ont commencé à porter leurs fruits.

L’agence a adopté le quatrième plan directeur national de contrôle des drogues 2021-2025 (NDCMP), une stratégie qui vise à contribuer à l’amélioration de la santé et de la sécurité des Nigérians.

Le plan directeur de lutte contre la drogue est également conforme aux protocoles et conventions internationaux et régionaux de l’Union africaine (UA), de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et aux résolutions de l’ONUDC.

Le quatrième NDCMP reconnaît que les problèmes liés à l’offre et à la consommation de drogues ne se limitent pas aux personnes qui en abusent mais ont des conséquences sanitaires, sociales et économiques plus larges sur la famille, la communauté et la nation dans son ensemble.

Le plan comporte quatre piliers stratégiques, à savoir : la réduction de l’offre, la réduction de la demande de drogues, l’accès aux médicaments contrôlés à des fins médicales et scientifiques et la gouvernance et la coordination.

La NDLEA doit s’efforcer de faire approuver le plan directeur par le gouvernement fédéral afin d’enrayer l’abus généralisé de drogues et le trafic avec ses conséquences désastreuses.

Le Nigeria compterait des millions de toxicomanes, jeunes, enfants et adultes, y compris des hommes et des femmes mariés. Ce chiffre stupéfiant doit être réduit rapidement par le contrôle de la consommation, de la vente et de l’accès aux drogues, ainsi que par le blocage des substances susceptibles de faire l’objet d’un trafic aux points d’entrée et de sortie du pays.

Les mesures de contrôle de la drogue devraient identifier les jeunes comme partenaires, les organisations non gouvernementales comme parties prenantes pour atteindre les victimes de la toxicomanie et, dans certains cas, identifier les barons et les trafiquants et veiller à ce qu’ils soient traduits en justice.

Le gouvernement pourrait également envisager des mesures telles que des tests anti-drogue aléatoires sur les étudiants des écoles secondaires et post secondaires, les candidats à des fonctions politiques et d’autres catégories de Nigérians dans le cadre des efforts visant à réduire l’abus de drogues au Nigeria.

La NDLEA doit de toute urgence améliorer sa collaboration avec les agences sœurs stratégiques, les bailleurs de fonds internationaux et le Parlement afin de promulguer des lois qui protégeront les informateurs et le personnel de l’agence pour trouver des solutions durables aux problèmes liés à la drogue au Nigeria.

La NDLEA doit minutieusement mettre en œuvre le NDCMP car ce plan promet de changer la donne. Il a le potentiel de faire reculer la menace de l’abus et du trafic de drogues au Nigeria. Le plan promet également d’être un modèle pour les autres pays africains.

Article de Aliyu Othman; Traduction faite par Murtada Nanzif Adekunle

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