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Détournement de fonds : le Sénat inculpe 59 MDA

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Ce mardi, le Sénat nigérian a accusé 59 des 114 ministères, départements et agences (MDA) du gouvernement fédéral de différentes infractions, dont des détournements de fonds.

La commission sénatoriale des comptes publics, qui a procédé à cette mise en accusation, a toutefois exonéré 46 autres MDA qui ont été jugés financièrement disciplinés.

La commission a pris cette décision après la conclusion de la partie 1 du rapport 2015 du Bureau de l’auditeur général de la Fédération (OAuGF), qui devait être examiné selon les points inscrits à l’ordre du jour, mais qui a été reporté jusqu’à nouvel ordre.

Selon le résumé du rapport, les 59 MDA avaient déjà été interrogés par l’OAuGF pour une malversation financière ou une autre.

Le rapport montre que les établissements concernés ont vu leurs requêtes soutenues avec des recommandations pour considération et approbation par le Sénat.

Lors de l’examen du rapport, la commission a invité tous les MDA concernés, dont 84 ont présenté des observations et se sont présentés devant elle pour défendre les demandes formulées à leur encontre.

Le rapport a révélé que 21 MDA ont envoyé une réponse écrite à la commission mais ne se sont pas présentés à l’audience, tandis que sept autres n’ont ni présenté de document ni comparu devant le panel.

Le rapport indique également que deux des MDA ont signalé à la commission que la Commission des délits économiques et financiers, EFCC, ou la Commission indépendante de lutte contre la corruption et autres infractions, ICPC, ou les deux, étaient en possession des copies originales de leurs documents.

Ils ont donc expliqué que cela ne pouvait les obliger à répondre ou à se présenter devant la commission.

On se souviendra que la semaine dernière, la commission avait menacé d’émettre un mandat d’arrêt à l’encontre des responsables de L’Agence de régulation des prix des produits pétroliers (PPPRA), du Fonds fiduciaire d’assurance sociale du Nigeria (NSITF) et de 54 autres agences gouvernementales qui ne s’étaient pas présentés à une audience d’investigation.

Le secrétariat de la commission a ensuite reçu l’ordre d’écrire aux agences concernées pour qu’elles se présentent sans faillir au plus tard ce mardi afin d’éviter que le Sénat n’invoque les sections pertinentes de la Constitution à leur encontre.

Le président de la commission, le sénateur Matthew Urhoghide, a déclaré que, sur la base du rapport d’audit, le NSTIF à lui seul doit répondre à plus de 50 questions, affirmant qu’ «il est évident que l’agence fuit l’enquêt».

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