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Joe Biden allonge la liste noire américaine des entreprises chinoises

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Dans le prolongement de ce qu’avait fait son prédécesseur, le président américain Joe Biden a allongé, jeudi, la liste noire d’entreprises chinoises ne pouvant désormais plus bénéficier d’investissements américains. Des entreprises accusées de soutenir les activités militaires de Pékin, notamment contre les Ouïghours et les dissidents.

Le président américain Joe Biden a emboîté le pas à Donald Trump en allongeant, jeudi 3 juin, la liste noire des entreprises chinoises accusées de soutenir les activités militaires de Pékin, et qui ne peuvent désormais plus bénéficier d’investissements américains.

La Chine a réagi vendredi, condamnant avec fermeté ce geste et accusant Washington de réprimer ses entreprises. Pékin a appelé les États-Unis à respecter le principe de la loi du marché en retirant cette “liste noire”. “La Chine prendra les mesures nécessaires pour défendre résolument les droits et les intérêts légitimes des entreprises chinoises”, a averti devant la presse le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Wang Wenbin.

Le président démocrate a amendé jeudi le décret de son prédécesseur, publié en novembre dernier, pour y inclure les entreprises impliquées dans la fabrication et le déploiement de la technologie de surveillance, susceptible d’être utilisée non seulement en Chine contre la minorité musulmane des Ouïghours et les dissidents, mais aussi dans le monde entier.

“Ce décret autorise les États-Unis à interdire – de manière ciblée et circonscrite – les investissements américains dans des entreprises chinoises qui portent atteinte à la sécurité ou aux valeurs démocratiques des États-Unis et de nos alliés”, a résumé la Maison Blanche dans un communiqué.

Une liste noire de 59 entreprises

Washington précise que cette liste vise également les entreprises utilisant “des technologies de surveillance chinoise hors de Chine, ainsi que leur développement ou leur utilisation pour faciliter la répression ou les violations graves des droits humains”, en référence aux Ouïghours notamment.

La liste noire initiale avait été mise en place par Donald Trump, le 12 novembre, et comptait 31 entreprises, considérées comme approvisionnant ou soutenant le complexe militaire et de sécurité chinois.

Elle en comporte désormais 59. Cette liste inclut de grands groupes de la construction, des télécoms ou des technologies, comme le fabricant de téléphones Huawei, le géant pétrolier CNOOC, China Railway Construction, China Mobile, China Telecom ou encore la société de vidéosurveillance Hikvision.

L’administration Biden explique vouloir “consolider et renforcer” le décret signé par Donald Trump “pour interdire les investissements américains dans le complexe militaro-industriel de la République populaire de Chine”.

Il s’agit également de “veiller à ce que les investissements américains ne soutiennent pas les entreprises chinoises qui portent atteinte à la sécurité ou aux valeurs des États-Unis et de nos alliés”, détaille la Maison Blanche.

“Mesures néfastes”

Interrogée sur le sujet jeudi, avant la publication du décret, la Chine avait dénoncé l’interdiction “politique” décidée par les États-Unis à l’ère Donald Trump et qui “ne tient absolument pas compte” de la réalité des entreprises concernées.

“Les États-Unis devraient respecter la primauté du droit” et “cesser de prendre des mesures néfastes pour le marché financier mondial”, a souligné Wang Wenbin, un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères. “La Chine prendra les mesures nécessaires pour protéger avec vigueur les droits et intérêts légitimes des entreprises chinoises”, a-t-il promis lors d’un point presse régulier.

Depuis son arrivée à la Maison Blanche, Joe Biden se montre ferme avec la Chine. C’est l’un des rares sujets sur lesquels sa politique s’inscrit dans la continuité de celle de Donald Trump, qui avait lancé une véritable offensive contre Pékin.

À la différence de son prédécesseur, cependant, Joe Biden veut user du canal diplomatique en faisant front commun contre la Chine avec les partenaires internationaux des États-Unis.

Avec AFP/ France 24

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