Take a fresh look at your lifestyle.

Le secteur nigérian des communications et de l’économie numérique : un changement de paradigme

61

Un adage africain stipule : ” Ce qu’une nation espère est toujours mieux que ce qu’elle a. “ Inspiré par cette déclaration, notamment pour explorer le secteur des communications mondiales et de l’économie numérique, le président Muhammadu Buhari a nommé, le 21 août 2019, un homme de lettres et une connaissance approfondie du spectre cybernétique mondial, le Dr Ibrahim Isa Ali Ibrahim Pantami, au poste de ministre des Communications et de l’Économie numérique. Depuis lors, le secteur a connu des progrès stupéfiants.

Envisageant l’évolution rapide du secteur mondial des TIC, qui représente plus de 11 000 milliards de dollars, Dr Pantami a élargi le mandat du secteur afin d’atteindre les objectifs de la numérisation de l’économie nigériane, conformément au plan de croissance et de relance économique du gouvernement (EGRP). Il a revu le portefeuille du secteur et intégré l’espace de l’économie numérique.

Constatant la transformation rapide du secteur, le président a transféré la Commission nationale de gestion de l’identité (NIMC) au ministère des communications et de l’économie numérique. Cette décision s’inscrit dans le cadre du programme de l’administration qui repose sur huit piliers, à savoir : réglementation du développement ; alphabétisation et compétences numériques ; infrastructure solide ; infrastructure de services ; développement et promotion des services numériques ; infrastructure douce ; société numérique et technologies émergentes ; et développement et adoption de contenu indigène.

Pour aller plus loin, le ministère des Communications a lancé en novembre 2019 la politique et la stratégie nationales en matière d’économie numérique (2020-2030) visant à repositionner l’économie nigériane afin de tirer parti des nombreuses opportunités qu’offrent les technologies numériques et de diversifier l’économie pour ne plus dépendre du pétrole et du gaz.

Dans le cadre des mesures prises pour atteindre cet objectif, la Nigeria Communications Commission, NCC, a lancé un nouveau plan national pour le haut débit pour 2020-2025. Ce nouveau plan est conçu pour fournir des données aux régions reculées du Nigeria afin de stimuler l’inclusion numérique. Il s’agit de poursuivre la lutte contre la pauvreté et l’analphabétisme.

Des effets positifs ont déjà été enregistrés, puisque le taux de pénétration de la large bande est passé de 33,3 % à 43,3 % au cours de l’année écoulée. La commission s’est attaquée au coût jusqu’alors élevé des données au Nigeria, ce qui a conduit à une révision à la baisse d’au moins 50 % du coût des données. Une intervention qui a été saluée par de nombreux éloges dans toutes les couches sociales. Sous la direction de M. Pantami, le ministère entend former au moins 500 000 jeunes à diverses compétences.

L’ambition la plus précieuse du ministère des communications et de l’économie numérique repose sur l’exploitation des TIC pour relever efficacement les défis de la sécurité dans le pays. Cela est devenu nécessaire, surtout si l’on considère le nombre de crimes violents et d’actes terroristes perpétrés à l’aide de la connectivité et des appareils de télécommunication.

Face à l’ensemble des défis sécuritaires dans le pays, le ministère a exigé que les cartes SIM (Subscriber Identification Module) des opérateurs de téléphonie mobile et de smartphones soient enregistrées et que les cartes non enregistrées soient déconnectées. En outre, le ministère a également demandé à tous les Nigérians de s’inscrire pour obtenir un numéro d’identification national (NIN) auprès du NIMC et de le connecter à leur carte SIM pour une identification et un suivi efficaces.

Cette mesure a déjà apporté des résultats considérables puisque plus de 50 millions de Nigérians ont été enregistrés avec leur SIM-NIN connecté. Le vendredi 23 avril 2021, sept projets ont été mis en service dans les six zones géopolitiques du pays. Il s’agit notamment de centres de communication d’urgence à Enugu et Abeokuta, de trois centres d’économie numérique à Abuja, Lagos et Owerri et d’un centre TIC à l’université Abubakar Tafawa Balewa, ATBU, Bauchi.

Cela porte à un total de plus de soixante installations entièrement fonctionnelles qui stimulent l’innovation, l’esprit d’entreprise, le renforcement des capacités, la création d’emplois numériques et une économie de la connaissance en plein essor. Chaque État du Nigeria a bénéficié d’une ou plusieurs initiatives, programmes et projets d’économie numérique.

Si l’on en croit le dernier rapport du Bureau national des statistiques et tous les autres indices, l’actuel ministre de la communication et de l’économie numérique, M. Pantami, a mené une révolution dans un secteur autrefois presque comateux. De même, le secteur a été décrit comme le secteur le plus performant, conformément aux tendances mondiales.

Sous l’administration du président Muhammadu Buhari, les dossiers de sécurité, les problèmes de corruption et la nécessité de conduire l’économie vers la prospérité sont passés au premier plan.

La mission du gouvernement, qui consiste à sortir cent millions de Nigérians de la pauvreté, est en bonne voie et le ministère des communications et de l’économie numérique reste l’un des moteurs de la réalisation de cet objectif.

Mme Uwa Suleiman est la porte-parole du ministère des communications et de l’économie numérique du Nigeria.

Article de Uwa Suleiman. Traduction de Murtada Nanzif Adékounlé
Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.